lundi 2 avril 2007

Soki N'Zinga : "ça allait à mille à l'heure"


Il a disputé son premier match professionnel samedi dernier. Agé de 22 ans, Soki N’Zinga porte les couleurs du Stade Brestois depuis ses 15 ans. L’ancien joueur de l’ASPTT Brest a livré une bonne prestation dans une rencontre fertile en occasions de but. Même si la victoire n’a pas été au bout du chemin, le jeune joueur a vécu une belle soirée qui restera gravée dans sa mémoire.



Soki, quel effet cela fait de jouer sur la pelouse de Francis Le Blé avec le maillot de l’équipe professionnelle ?
« Ah, ça fait plaisir de fouler la pelouse de Francis Le Blé même si je l’ai déjà fait une fois lorsque je jouais en 18 ans nationaux. C’est un bon terrain, avec un bon public, franchement ça fait du bien de jouer dans de telles conditions. »

Quand avait vous su que vous alliez joué et quand vous a-t-on annoncé que vous alliez être titulaire ?
« Je savais depuis mardi que j’étais dans le groupe. Pour la place de titulaire, je l’ai su jeudi soir. Cela a été une surprise même si je me doutais un peu que je jouerai vu les absences en milieu de terrain. Randriana ne se sentait pas bien, Liabeuf était blessé. Je me disais que ça pouvait arriver sans trop y croire. Après c’est sur que j’étais content, et fier lorsque le coach est venu me voir et m’a dit : « Soki, on compte sur toi et tu vas débuter le match. »

Et vous avez même joué 90 minutes. Le changement de rythme n’a-t-il pas été trop dur à encaisser par rapport au CFA2 ?
« C’est vrai, j’ai joué un match entier, je ne m’y attendais pas, mais franchement c’était sympa, le coach m’a beaucoup parlé, les joueurs aussi. Cela m’a vraiment mis en confiance.
Beaucoup de choses changent par rapport au CFA2, on court beaucoup plus, il faut tout le temps être lucide car tout va très vite. En équipe B je joue milieu gauche, contre Châteauroux, j’ai débuté à ce poste puis je suis passé à droite. J’espérais un jour jouer en L2 un petit peu grâce aux joueurs qui passaient au fil des années et qui me disaient que ça allait venir, de continuer à s’entraîner. Comme quoi, ça a payé. »

Vous avez fait le grand écart car l’an passé car vous avez joué quelques matchs en DHR. Vous aviez toujours l’espoir de jouer en L2 dans ces moments là ?
« L’an passé j’ai joué en C et samedi dernier j’ai joué en L2, c’est une belle surprise. Comme quoi il faut y croire tout le temps dans le foot et surtout ne rien lâcher et se donner les moyens de ses ambitions. »

Il y a eu un petit souci pendant la rencontre tout de même, vous avez dû changer de maillot en première mi-temps. Que s’est-il passé ?
« (rires) Quand on a déposé ma tenue dans les vestiaires, j’avais le short numéro 31 et le maillot numéro 32, je n’ai pas fait attention en les mettant, l’arbitre a mis un certain temps à le voir aussi. »

Cela restera-t-il un beau souvenir pour vous malgré l’absence de victoire ?
« Oui, c’était une bonne soirée, un bon match où ça allait à mille à l’heure. Nous nous sommes procurés beaucoup d’occasions, mais, franchement, c’est vrai, il ne manquait qu’un but. C’est dommage que nous n’ayons pas pris les trois points car nous les méritions. Maintenant il faudra aller gagner à Niort. Si on me convoque encore, je serais prêt à tout donner, il n’y a pas de problème.

samedi 10 mars 2007

Petit score, maxi profit

Fernando Casartelli, ici félicité par ses coéquipiers, a signé un but précieux dans l'optique du maintien (photo JM Louarn)

Oui, cette rencontre ne restera pas dans les mémoires des esthètes footbalistiques mais que cette victoire fait du bien aux Brestois ! Enchaîner deux succès, une petite folie que ne s'étaient permis qu'une fois les Blancs, (victoire au Havre et face à Niort). Une nécessité pour se donner une marge de manoeuvre sur le bas du classement.
Le sauveur brestois n'est autre que Fernando Casartelli, absent lors de la défaite face à Guingamp (2-3), l'Argentin est une véritable sécurité sociale à lui tout seul pour les frêles organismes brestois.
Pensez-donc, le grand Fernando sous le maillot brestois ne connaît pas la défaite. Mieux, en cinq rencontres disputées, les filets brestois n'ont jamais tremblé et l'ancien amiénois améliore son bilan d'un but synonyme de trois points. Dans cette situation, on peut juste dire merci l'artiste mais il ne faut pas occulter la fin de partie énormissime du chat Elana qui a détourné les mines du maître artificier bulgare Yanev en fin de rencontre.
Istres et Créteil n'ayant pu se départager (0-0) tout comme Montpellier et Dijon (1-1), Guingamp auteur d'un bon nul à Caen (1-1) et Tours défait à Libourne (1-0), autant de bonnes nouvelles qui font grapiller une place aux Brestois désormais 14èmes et nantis de 5 points d'avance sur le premier reléguable (6 points avec le GA très favorable).
Brest n'est pas tiré d'affaire mais le malade est sur la bonne voie et doit suivre un traitement régulier de victoires afin de faire remonter sa température d'une petite dizaine d'unités d'ici le mois de mai.

samedi 3 mars 2007

Aldebert, une première fois réussie au Vauban

Aldebert sur la scène du Vauban (photo Fred Morvan)

Jeudi soir, le mythique Vauban brestois a vibré des textes envolés d'Aldebert. D'Adulescent, il est devenu maintenant un artiste confirmé. Si les trois premiers albums pouvaient laisser à penser que l'auteur se cherchait entre deux âges, le dernier opus "Les paradis disponibles" fait tomber le voile. On découvre un artiste accompli, pétri de talents et animé d'une véritable connivence avec ses musiciens.
Au delà des textes précis et malicieux, Aldebert parvient à jongler avec différents univers musicaux. Du jazz au rock en passant par le metal et les percussions africaines, le spectateur en prend plein les yeux et les oreilles, car, Aldebert sur scène, ce n'est pas seulement un concert.
Que ce soit avec Chicane, le guitariste, qui est un spectacle à lui tout seul ou avec Groin Groin le bassiste ou encore Touf, on sent que les bougres s'amusent et de multiples saynètes se jouent simultanément autour d'un Aldebert qui délivre sa chanson. Il se fait parfois chahuté par ses compères, quand ce n'est pas lui qui s'en va titiller ses musiciens. Mais le moins que l'on puisse dire c'est que c'est efficace car leur bonheur d'être ensemble irradie le public.
Ce jeudi soir était un de ces soirs où l'on se sent plus léger. Où la vie paraît simple et accueillante, bref on plane en sortant du concert. On regarde aux alentours, les gens sont gris. On se retourne, et là tous ces zèbres sortant de cet édifice qui résonne encore des applaudissements ont ce rictus gravé à leur faciès. Chacun rejoint alors ses peinâtes en chantonnant, en sautillant...
Sauf que le lendemain matin, le réveil sonne, vous devenez grognon à l'idée de quitter le douillet duvet des couettes, mais vous rappelez de cette "méthode couette". Alors, vous entendez résonner dans votre tête ces gars enroulés dans leurs écharpes en plumes qui reprennent en choeur "Mais demain ça travaille pas !".
Et vous voilà reparti pour la journée à sourire benoîtement. Le seul dommage, c'est que ce joyeux guilleret nous a fichu un sacré "appétit du bonheur" et qu'on ne pense qu'à une chose : Y regoûter ! Cette "première fois" fut une réussite. Merci l'artiste !


jeudi 1 mars 2007

Temps de Brestôa

Ce soir, il pleut, le vent souffle, un temps bien de chez nous. Tout ceci me fait penser à cette belle chanson de Miossec : "Tonnerre de Brest". Les esprits grognons diront qu'il dit qu'il pleut encore et toujours sur notre bonne vieille ville, mais, en fait, on l'aime bien comme ça même si l'on s'en plaint environ toutes les deux heures. Mais ça c'est notre seconde nature de ronchonner aussi.







Est-ce que désormais tu me détestes
D'avoir pu un jour quitter Brest
La rade, le port, ce qu'il en reste
Le vent dans l'avenue Jean Jaurès
Je sais bien qu'on y était presque
On avait fini notre jeunesse
On aurait pu en dévorer les restes
Même au beau milieu d'une averse

Tonnerre, tonnerre, tonnerre de Brest
Mais nom de Dieu, que la pluie cesse !
Tonnerre, tonnerre, tonnerre de Brest
Même la terre part à la renverse

Le Recouvrance que l'on délaisse
La rue de Siam, ses nuits d'ivresse
Ce n'est pas par manque de politesse
Juste l'usure des nuages et de tes caresses
Ceci n'est pas un manifeste
Pas même un sermon, encore moins une messe
Mais il fallait bien qu'un jour je disparaisse
Doit-on toujours protéger l'espèce ?

Tonnerre, tonnerre, tonnerre de Brest
Mais nom de Dieu, que la pluie cesse !
Tonnerre, tonnerre, tonnerre de Brest
Même la terre part à la renverse

Tonnerre, tonnerre, tonnerre de Brest
Est-ce que toi aussi ça te bouleverse ?

Est-ce que toi aussi ça te bouleverse
Ces quelques cendres que l'on disperse ?
Est-ce qu'aujourd'hui au moins quelqu'un te berce ?